Sécurité et Stratégie est une publication du CDSE

02

Dernier numéro : octobre 2009

Les entreprises face aux menaces criminelles

Retour d’expérience : Une cellule d’urgence face aux incertitudes du A(H1N1) -Chronique de la réaction d’un groupe international face à l’alerte d’avril 2009

En mars 2009, l’attention portée par les entreprises au risque de pandémie grippale humaine semble atteindre un niveau exceptionnellement bas. Les difficultés liées à la crise économique viennent renforcer la lassitude qui se développe face à ce qui ressemble à un désert des Tartares. Rien n’a changé depuis l’alerte à la « grippe aviaire » en 2005-2006. Malgré la présence constante de cas humains et une extension géographique qui continue à se développer (256 morts pour 413 cas dans 15 pays au 30 mars 2009 d‘après l’OMS), les médias ne se font plus que très rarement le relais d’informations sur le sujet. Au sein des entreprises, ceux qui se sont emparés du dossier sont bien conscients que les risques de mutation du virus n’ont pas évolué, que la menace reste présente, voire se développe : le temps et la diffusion géographique du virus aviaire augmentent les chances de mutation. Mais l’agitation des premiers temps est retombée et le remplacement des stocks de masques arrivant à péremption paraît difficile à négocier face à d’autres impératifs financiers, cruellement actuels.

C’est dans ce contexte qu’une alerte à un nouveau virus grippal humain a lieu en avril 2009. Ses premières manifestations sont repérées au Mexique, où l’épidémie, identifiée fin mars, culmine en avril. Il est issu de la recomposition de virus de souches humaine, aviaire et porcine (Le Monde, 30 avril 2009), ce qui explique les premiers noms qui lui ont été donnés : « grippe porcine » et « grippe mexicaine ». Le CDC (Center for Disease Control) américain publie le 21 avril un rapport sur deux cas d’enfants contaminés en Californie. A partir du 24 avril, les grandes agences de presse se font l’écho des inquiétudes suscitées par l’apparition de ce virus. Dans la foulée, l’OMS publie une déclaration le 25 avril, lançant ainsi une mobilisation mondiale.

Comment les grandes entreprises ont-elles réagi à cette alerte ? De manières très diverses, visiblement. Dans cet article, nous nous attacherons à décrire la réaction de l’une d’entre elles, un grand groupe pharmaceutique, Sanofi-Aventis, sous forme d’une chronique. Elle est issue de l’observation de la cellule d’urgence mise en place pour répondre à ces événements.

Voir le sommaire

Pour s'abonner à la revue Sécurité & StratégiePour s'abonner à la revue Sécurité & Stratégie

Accueil | Contact | Mentions légales | Comité d’orientation | Note aux auteurs | Organisation
Acheter | S’abonner | Les derniers numéros | A propos de l’éditeur

Copyright© CDSE - Sécurité & Stratégie - 2017
Sécurité et Stratégie est une publication du CDSE